Des monnaies qui libèrent

La monnaie est une créance sur l'économie.

C'est-à-dire, que : avoir de la monnaie, c'est avoir le pouvoir d'acheter les valeurs économiques produites par d'autres donc, in fine, de commander à ceux qui n'ont pas de monnaie mais souhaient en capter pour pouvoir échanger afin de subvenir à leurs besoins et d'assouvir leurs désirs.

Dans les monnaies non-libres, que nous les appelons "monnaies dette" (euro, franc suisse, franc CFA, etc.), la création monétaire se fait inégalement d'une génération à l'autre. À mesure que le temps passe, les nouvelles générations héritent des rapports de pouvoirs que les générations précédentes ont forgé à travers leurs échanges.

À l'inverse, dans une monnaie libre, chaque être humain produit la même part relative de monnaie, quelle que soit l'époque à laquelle il naît.

Lorsqu'un individu atteint la moitié de son espérance de vie, il a déjà presque atteint l'équivalent de masse monétaire moyenne par membre.

On dit qu'il a "convergé vers la moyenne".

Pour vous familiariser avec ce fonctionnement, nous avons créé un petit outil qui vous permet de bien visualiser ce qui se passe :

La convergence des soldes en monnaie libre

La convergence des soldes en monnaie libre

La convergence des soldes correspond à l'annulation progressives des créances obtenues par des individus encore vivants sur des individus qui ne le sont plus.

Si l'espérance de vie est de 80 ans, alors chaque année, 1/80ème de la population meurt.

En monnaie libre, les nouveaux nés ne se voient pas lestés des dettes contractées par des morts.

Il y a en effet pas de raison que la monnaie produite pour des morts permette de commander aux vivants.

La monnaie libre, en basant le montant du dividende universel, dillue la monnaie des morts dans celle des vivants.

La monnaie des morts perd ainsi de son pouvoir d'achat... au fur et à mesure qu'une génération en remplace une autre.

C'est la raison pour laquelle Thomas Paine écrivait, dès 1971, dans « Les droits de l’homme » :

Ceux qui ont quitté ce monde et ceux qui n’existent pas encore sont à la plus grande distance les uns des autres que l’imagination humaine puisse concevoir : quelle possibilité d’obligation peut-il donc y avoir entre eux ? Quelle règle ou quel principe peut-on poser pour que deux êtres imaginaires dont l’un a cessé d’être et l’autre n’existe pas encore, et qui ne peuvent jamais se rencontrer dans ce monde, l’un soit autorisé à maîtriser l’autre jusqu’à la consommation des siècles ?