Des monnaies soutenables

Des monnaies pour reconnaître d'autres valeurs

En monnaie dette, lorsqu'une banque privée accorde un crédit, elle décide quels projets vont avoir ou non le droit de voir le jour.

Ceux qui on accès au crédit ont alors le pouvoir de façonner le monde tel qu’ils l’auront choisi. Ces choix de société sont faits par un petit nombre, mais ils engagent toute personne qui utilise la même monnaie.

Quels que soient les comportements des consommateurs, les acteurs économiques qui obtiennent une telle création monétaire embarquent avec eux même ceux qui jugent leurs comportements néfastes.

Comme l'explique Philippe Bihoux dans son entrevue chez Thinkerview :

Le consom'acteur, super, mais insuffisant, parce qu'à chaque fois qu'une personne va aller faire réparer son ordinateur dans un repair cafe ou installer Linux [...], Foxconn va avoir sorti [...] je ne sais pas combien de centaines de milliers d'exemplaires de nouveaux ordinateurs qui viendront alimenter les déchets d'Afrique de l'Ouest ou du Pakistan.

À chaque fois qu'il y a une AMAP sympa, et puis qu'on va avoir sauvé quelques hectares de terres agricoles, parce que l'association Terre de Liens aura réussi à racheter les terres du petit maraîcher pour l'installer, on aura bétonné je ne sais combien d'hectares...

En monnaie libre, la monnaie est créée à parts égales pour chacun et chacune, quelles que soient les valeurs qu'il ou elle souhaite produire.

L'individu a ensuite, à travers ses échanges, le pouvoir de valoriser les valeurs qu'il reconnaît comme telles.

En monnaie libre, plus d'obligation de croître

En monnaie dette, le remboursement des intérêts oblige à croître.